Protection des troupeaux soumis au risque par les grands prédateurs - dossier de demande d'aide  jusqu'au 1er avril

Communiqué :

Le conseil régional Bourgogne-Franche-Comté a lancé début janvier un appel à projets pour accompagner les éleveurs dans l'adaptation de la conduite des troupeaux soumis au risque de prédation par les grands prédateurs, dont le loup.

Cet appel à projets permet notamment de subventionner à hauteur de 80 % l'achat et l'entretien de chiens de protection, et l'achat de clôtures électrifiées.

Le financement des clôtures électrifiées est réservé aux éleveurs dont les troupeaux pâturent sur des communes classées en « cercle 2 » (listées dans l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2020). Il s'agit des secteurs où sont survenues des attaques, au cours de l'une des deux dernières années, pour lesquelles la responsabilité du loup n'a pas été écartée : le Charolais et ses alentours (de Torcy, au nord, à Saint-Maurice-lès-Châteauneuf, au sud) et le Morvan.

Les éleveurs concernés peuvent déposer leur dossier de demande d'aide à la direction départementale des territoires (DDT) jusqu'au 1er avril 2021. Les services de la DDT et de la chambre d'agriculture se tiennent à la disposition des éleveurs pour les accompagner dans la constitution de leur dossier de demande d'aide.

Le préfet invite les éleveurs d'ovins à souscrire à l'appel à projets régional pour se doter de moyens de protection pérennes de leurs troupeaux.

Il précise que les communes où surviennent deux années de suite des attaques pour lesquelles la responsabilité du loup n'est pas écartée seront classées en « cercle 1 » (zone où la prédation est dite avérée). En cercle 1, à partir de la troisième attaque, l'éleveur n'est plus indemnisé s'il n'a pas protégé son troupeau. Dans cette situation, la protection du troupeau est un préalable à l'indemnisation des victimes.

Le préfet rappelle que la protection du troupeau peut se mettre en place progressivement.

Lorsqu'il est démontré que, pour des raisons techniques et/ou financières, la protection de l'intégralité du troupeau est impossible, l'éleveur peut demander de manière exceptionnelle à bénéficier de la reconnaissance de non-protégeabilité partielle de son troupeau. Une telle reconnaissance se demande annuellement après avoir établi un calendrier de mise en place de moyens de protection. Elle permet à l'éleveur de continuer à être indemnisé en cas d'attaque sur un lot non-protégé et reconnu comme étant non-protégeable.