Et si on visitait Neuvy-Grandchamp....au début du XX° siècle.

05/04/2020

Jusqu'à la fin du XIX° siècle, le village s'appelait tout simplement Neuvy. C'est par un décret signé du président de la République Sadi Carnot de 1891 qu'on associe désormais Grandchamp au nom de la commune.

Depuis le XVI° siècle, près du château de Beauchamp, ancienne propriété de la famille du chancelier Nicolas Rolin, fut fondée une forge avec un fourneau pour fondre le minerai tiré d'une mine.

En 1802, Michel Ramus, propriétaire de plusieurs lieux d'extraction dans la région, acheta cette petite exploitation, la modernisa et lui conféra une renommée certaine. Elle fut dotée d'une voie ferrée, de logements d'ouvriers et d'une école. Le lieu s'appelait Grandchamp.

A la mort de M. Ramus, le comte Alexandre de Dormy (qui devint plus tard maire de Neuvy), reprit l'affaire mais elle périclita rapidement. La forge ferma en 1934 et la mine en 1878.

Neuvy-Grandchamp, avec ses 4964 hectares est la plus vaste commune du canton de Gueugnon. Elle s'étend sur 10 km du Nord au Sud et sur 8 km d'Est en Ouest.

Elle fut même d'une plus grande superficie jusqu'en mars 1869, date où elle fut amputée de 298 hectares afin de contribuer à la création d'une nouvelle commune: Les Guerreaux.

Lors du recensement de 1901, il y avait 1482 habitants à Neuvy pour un peu moins de 800 de nos jours.

La commune comptait un nombre d'édifices comme les châteaux de Champs, de Cheddes, du Guide, de Lavault, de Ray, de Vesvres (dit aussi château des Bourruts.

Ajoutons le moulin de Briffaut, dans lequel la famille Carnat moud le grain depuis des générations.

L'église Saint-Germain, édifiée au XV° siècle, fut reconstruite entre 1870 et 1876. Un ouragan, en mars 1827 avait détruit le clocher.

 En 1883, une subvention de l'Etat permit de la réparer.

Un vitrail, au dessus de la porte principale, fut offert par le comte Gaston de Dormy afin d'honorer la disparition tragique de son fils Louis, survenue en 1892, au collège Albert le Grand d'Arcueil. L'enfant n'avait que 14 ans.

Est-ce une conséquence de ce malheur, mais en 1908, au château de Vesvres, eut lieu un autre drame.

Le comte de Dormy, victime d'un accès de folie, fit feu sur des journaliers et sur son garde-chasse, les blessant grièvement.

Au début du XX° siècle, la mairie se trouvait rue de l'Hôtel-de-Ville et abritait aussi l'école. Plus tard elle fut transférée dans l'ancien château situé sur le champ de foire. L'école demeura dans les anciens locaux.

Le monument aux morts fut érigé et inauguré en 1922.

Visitons maintenant le bourg avec ses rues et ses commerces.