Epiphanie

La fête de l' épiphanie est fixée au 6 janvier dans le calendrier, mais en France et en Belgique, on a plutôt tendance à célébrer cette fête le deuxième dimanche après Noël.

Chacun sait que l' épiphanie rappelle la visite et l'adoration de l'Enfant Jésus par les Rois Mages, relatées dans l'Evangile selon Saint-Mathieu.

C'est aussi l'occasion de "tirer les rois", afin de trouver la fève dans la galette et de coiffer la couronne.

Mais ce que l'on sait moins, c'est que jusque vers 1830 et particulièrement en Bourgogne, en plus de la galette et de la fève, l'épiphanie était aussi le prétexte pour les enfants d'aller quêter de porte à porte (un peu comme aujourd'hui pour Halloween), pour quémander "la part à Dieu". (Les gens gardaient en général une part de la galette pour l'offrir au premier enfant se présentant à leur demeure.)

 Devant chaque porte, ils adressaient une supplique chantée:

"Bonsoir, mes bonnes gens

Bonsoir toute la compagnie !

Si nous sommes ici présents

Ce n'est point par gourmandise.

Nous suivons la loi de Dieu

Pour Dieu

Donnez-nous la part à Dieu"

Leurs petits cadeaux dans leur panier, les enfants rentraient chez eux, mais la fête n'était pas terminée.

Dans la soirée, on faisait "tourner les buis". On plaçait des feuilles de buis dans l'âtre et la chaleur les faisait tourner. Chacun faisait des voeux.

Les jeunes filles y voyaient la possibilité de trouver un bon mari.

Le jeune homme dont la feuille avait tourné le plus longtemps avait droit à embrasser la jeune fille de son choix.