un 9 avril

09/04/2018

Ephéméride:

Décès de Roger de Bussy-Rabutin à Autun 1693)

Né le 13 avril 1618 au château d'Epiry (actuelle commune de Saint-Émiland, Roger de Bussy-Rabutin est le troisième fils de Diane de Cugnac et de Léonor de Rabutin, lieutenant du roi Louis XIII en Nivernais. 

Après des études plutôt brillantes chez les jésuites à Autun, puis au collège de Clermont à Paris, il entre dans l'armée à l'âge de seize ans, en 1633, en tant que premier capitaine du régiment de Bussy-Rabutin (régiment d'infanterie de son père).

En 1634, il prend la tête du régiment de Bussy-Rabutin que lui cède son père. Sous la direction du maréchal de France Jacques Nompar de Caumont, il participe aux sièges de La Mothe-en-Bassigny, place forte du duché de Lorraine, des communes de Soulaucourt-sur-Mouzon et d'Outremécourt (Haute-Marne). Il fait ensuite la plupart des campagnes de la guerre de Trente Ans.

En 1639, il combat à Thionville, à Arras en 1640, puis à Bapaume en 1641 et à Lens.

En 1641, le cardinal Richelieu le fait emprisonner cinq mois à la Bastille pour le punir de négligences dans son service, des soldats s'étant livrés à la contrebande du sel. Il y fait une rencontre déterminante, celle du maréchal François de Bassompierre, célèbre pour ses galanteries.

Sa jeunesse tumultueuse le conduit à se battre en duel, à rechercher les aventures galantes mais aussi à se « polir » dans les salons, notamment en compagnie de sa cousine appelée à la notoriété littéraire, la marquise de Sévigné..

En 1643 il épouse sa cousine Gabrielle de Toulongeon, petite-fille de sainte Jeanne de Chantal, avec qui il aura trois filles : Diane, Charlotte et Louise-Françoise. Il quitte alors l'armée quelque temps.

En 1644, il achète la charge de lieutenant de la compagnie de chevau-légers d'ordonnance du prince de Condé Henri II de Bourbon-Condé.

En 1645, il hérite de la charge de lieutenant du roi en Nivernais, sert sous le prince Louis II de Bourbon-Condé (le grand Condé) en Catalogne et fait campagne sous Turenne.

Veuf dès 1646, il épouse ensuite Louise de Rouville (proche de la famille du duc d'Orléans). Madame de Miramion.

Il combat avec une certaine distinction pendant la guerre civile qui éclate pendant la régence de la reine Anne d'Autriche, puis pendant la guerre contre l'Espagne. Ayant pris d'abord le parti de la Fronde des Princes, il se rallie rapidement au jeune roi Louis XIV et le sert dans le Nivernais et au siège de Montrond. Il est récompensé de ses services en obtenant la charge de maître de camp général de la cavalerie légère et la commission de lieutenant-général des armées du Roi.

En 1654, il accompagne le prince Armand de Bourbon-Conti en Catalogne, puis prend part aux campagnes suivantes sous les ordres du maréchal Turenne dans les Flandres. Il participe au siège de Mardyck en 1657 et se distingue, entre autres, à la bataille des Dunes en 1658.

À Pâques 1659, il est exilé par Mazarin dans ses châteaux de Bussy-Rabutin et de Chazeu, sur ses terres de Bourgogne. Il met à profit cette période en composant, pour distraire sa maîtresse, la marquise de Montglas, tombée malade, son célèbre roman satirique l'Histoire amoureuse des Gaules, pamphlet outrecuidant racontant les frasques de la haute noblesse française de la cour de France.

Ses Maximes d'amour lui valent d'être élu à l'Académie française, où il y est reçu en 1665 au fauteuil 20 de Nicolas Perrot d'Ablancourt.

Accusé de ne pas avoir épargné la réputation de la belle-sœur du roi, Henriette d'Angleterre, Bussy fait parvenir, par l'intermédiaire de son ami proche du roi, le duc de Saint-Aignan, un exemplaire de son Histoire à Louis XIV. Il espère ainsi démentir la rumeur et tenter de se disculper. Louis XIV, convaincu de sa duplicité et désireux de faire un exemple pour satisfaire sa très dévote mère, la reine Anne d'Autriche, fait embastiller le libertin le 17 avril 1665.

Malade, il est libéré au bout de treize mois et exilé à nouveau, cette fois définitivement, dans son château de Bussy-Rabutin en Bourgogne, où il passe les dix-sept dernières années de sa vie. 

Il met son exil à profit pour écrire ses Mémoires et embellir ses demeures.

Roger de Bussy-Rabutin meurt le 9 avril 1693 à Autun. Il est inhumé à l'église Notre-Dame d'Autun, aujourd'hui disparue.

Naissance de Christian Sauter à Autun (1940)

Fils d' Yves Sautter (1911-1948), chirurgie chef de l'hôpital d'Autun et d' Huguette Duval, Christian Sautter est né le 9 avril 1940.

Elève du Lycée Mangin de Marrakech, puis du Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, il étudie ensuite à Louis-le-Grand. Diplômé de l'Ecole Polytéchnique (promotion X 1960), de l'Institut d'Etudes Politiques se Paris et de l'ENSAE, il devient à 25 ans administrateur de l'INSEE.

Membre du Parti Socialiste, il occupe de nombreuses fonctions importantes jusqu'à 1982. Un an après l'élection de François Mitterrand,  il est promu secrétaire général adjoint de l'Elysée. 

En 1985, il est inspecteur général des Finances au tour exrérieur.

En 1988, il est secrétaire général adjoint de la Présidence.

En 1990, il est nommé Préfet de l'Ile-de-france et de Paris.

Passionné par le "Pays du Soleil Levant", il a écrit quelques ouvrages:

- "Japon. Le prix de la puissance" (1973), - "L'Etat et l'industrie du Japon" (1990) - "La France miroir du Japon" (1996)

Lorsque Lionel Jospin est nommé Premier Ministre, en 1997, il choisit son ami Christian Sautter pour être secrétaire d'Etat au Budget, sous l'autorité de dominique Strauss-Kahn. A la démission de ce dernier (affaire de la MNEF), en novembre 1999, il lui succède au poste de Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Indusrie.

Hélas, M. Sautter, sera un ministre éphémère. Voulant poursuivre la réforme des impôts initiée par DSK, il se heurte à la révolte des syndicats et il démissionnera, après 3 mois d'exercice. Laurent Fabius le remplace le 27 mars 2000.

A 60 ans, il se met en retrait de la politique, en affirmant: "Mon avenir se situe du côté des militants associatifs, des élus locaux et des créateurs d'entreprises." Dès 2000, il est président de France-Active, mais aussi membre du Conseil de Paris, maire du XII° arrondissement.