Un 23 mars à Marly-sous-Issy

23/03/2018

Naissance d' Etienne Michon (1865)

Etienne Louis Charles Alexandre Michon est né à Marly-sous-Issy le 23 mars 1865. Fils du médecin et homme politique Joseph Michon (1836-1904), il est aussi le petit-fils de Louis Marie Michon (1802-1866), maire de Blanzy et chirurgien célèbre.

 Normalien, agrégé de lettres, membre de l'École française de Rome, Étienne Michon aurait pu entamer une carrière universitaire. Son choix fut tout autre puisqu'il commence une carrière au musée du Louvre. D'attaché libre (1889), il devient attaché titulaire en 1893 et prend le titre de conservateur six ans plus tard.

Loin de se borner à étudier la sculpture antique, ce pour quoi il est aujourd'hui avant tout reconnu, Étienne Michon s'est consacré à diverses périodes et cultures, incluant la civilisation gallo-romaine, les premiers temps chrétiens et Byzance. 

En plus d'être historien de l'art, Michon s'avère être un très bon archéologue de terrain. Il participe en effet activement aux fouilles et publications de fouilles en Méditerranée (Corse, Tunisie) et au-delà, jusqu'en Égypte, Cyrénaïque, Palestine et Arabie.

Ses premières études sont consacrées à la Corse, sous la domination romaine (1888). 

 Étienne Michon s'est aussi appliqué à rechercher, à partir des archives et des inventaires, l'« état civil » de chaque monument dans le but de rétablir l'histoire des collections depuis le règne de François Ier. Il restitue ainsi la genèse d'œuvres extrêmement célèbres telles que la « Diane de Versailles » ou la « Vénus Genitrix ». Il retrouve aussi dans les collections des œuvres égarées, tel l'Hermès découvert avec la Vénus de Milo,

Parallèlement à l'histoire des collections, Michon réalise une synthèse sur les découvertes archéologiques du XIXe siècle (1907).

Étienne Michon est élu en 1925 à l'Académie des inscriptions et belles-lettres et devient, en 1929, directeur de la revue Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, revue dans laquelle il publie très activement.

Le souci pédagogique et didactique que l'on peut suivre à travers l'entreprise de ses travaux muséographiques se retrouve dans son enseignement dispensé à l'École du Louvre dès 1910.  

Il meurt le 2 janvier 1939.