Poème

05/06/2018

Andréa (Michel Voisin 1984)

Ce poème a obtenu le Prix Lucienne Favarcq organisé par les Auteurs de Bourgogne le 17 novembre 1984, dans la catégorie "amour de vacances"

ANDREA

De nos larmes d'adieux coulant jusqu'à nos lèvres,

Dans l'ultime baiser je garde un goût de sel !

Le train qui t'emportait, n'emportait pas ma fièvre;

O dis-moi que penser d'un destin si cruel !?


Oui, j'ai reçu bien-sûr, ta lettre d'Allemagne

Et j'ai trouvé ce lys que ton coeur m'a choisi.

Je nous revois tous deux marchant dans la campagne

Jusqu'à l'heure où Phébus dans le ciel bleu rosit...


Je vois quand nous dansions, et nos caresses folles,

Je revis tout, j'en rêve aussi dans mon sommeil !

Si je ferme les yeux: j'écoute tes paroles

Et mon âme s'éclaire ainsi qu'un beau soleil !!


Quand l'été sera mort et quand mourra la rose,

Je songerai toujours à nos amours d'été;

Tu penseras peut-être, à moi, je le suppose,

Ton charme dans mes vers déjà sera chanté !!