Le 3 mai 1945

03/05/2019

Décès du résistant Jean Bréjaud.

Dans la nuit du 2 au 3 mai 1945, Charles Jean Marie Bréjaud s'est éteint, mort d'épuisement au camp de Ravensbrück, quelques jours avant l'armistice de la fin de la seconde guerre mondiale.

Il est né à Saint-Vallier le 2 juillet 1904 d'un père mineur et d'une mère au foyer. Le 4 mai 1915, son frère aîné, Charles, est envoyé au front , puis fait prisonnier et libéré 3 ans après. Le retour de ce frère en héros va sûrement influer sur le destin de Jean Bréjaud.

En 1928, il épouse Magdeleine Miegge et travaille dans les cuisines du Majestic à Cannes où il loge dans une partie du palace réservée aux employés. Trois ans après, il deviendra chef de brigade à l'Hôtel Miramar.

1932, sa fille Nadine naît.

1933, Jean et Magdeleine Bréjaud prennent en gérance l'Hôtel des Voyageurs, rue Jean Bouveri à Gueugnon. Ils s'installent à côté de son frère Charles qui dirige le garage attenant au café.

1939, Jean Bréjaud se sépare de son épouse.

C'est aussi l'entrée de la France en guerre.

Mai 1940, Jean Bréjaud est mobilisé et combat dans les Ardennes. Il est fait prisonnier et parvient à s'évader. Le 10 juin il est de retour sur Gueugnon.

Le 17 juin 1940, l'armée française capitule. Le 18 juin, c'est l'appel à la résistance du Général de Gaulle. En juillet, sur le marché de Gueugnon, Louise Perrin appelle les habitants à résister. C'est le premier acte de résistance authentifié dans la ville.

1942 : arrivée d'Emilie Alexandre en tant que serveuse à l'Hôtel des Voyageurs.

Le 20 mars, Jean Moulin, grand chef de la résistance française, atterrit de nuit près du village de Melay, à une cinquantaine de kilomètres de Gueugnon. Son passage à l'Hôtel des Voyageurs sous le pseudonyme « Max » n'est pas prouvé mais très probable.

Le 2 novembre : Jean Bréjaud, dont l'établissement est utilisé depuis 1941 comme un lieu de rencontres et de repli pour les maquisards de la région, entre officiellement dans la résistance.

Il intègre le 1er corps Franc Mobile de Saône-et-Loire et il est placé sous le commandement du Lieutenant Louis Vincent, dit « Prince », qui va le nommer chef artificier avec le grade d'adjudant du secteur Bourbonnais avec lieu d'attache Gueugnon.

Jean Bréjaud assure le transport d'armes et de munitions des lieux de parachutage vers les résistants.

Il joue un rôle actif dans les sabotages systématiques des ponts et voies ferrées de la ligne de chemin de fer qui va de Moulins à Mâcon, et des canaux du centre et latéral à la Loire.

Le 1er décembre 1943, naissance dans l'Hôtel des Voyageurs de Danièle, fille de Jean et Emilie Bréjaud,

1944, le 26 mai, Jean Bréjaud est arrêté à son hôtel par deux soldats allemands, très probablement sur dénonciation. Il est transféré immédiatement à la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial, un lieutenant cruel et cynique Rudolf Otto. Otto n'en est pas le chef, mais l'officier le plus coriace et le plus acharné à combattre la Résistance.

Deux jours après, il est transféré à la Feldgendarmerie, puis à la prison de Chalon-sur-Saône. C'est ensuite l'enfer des camps de concentration, du trajet en train. La mort est partout, la déshumanisation, partout. La soif, la faim, le typhus tuent à petit feu. A noter que Jean Brejaud est mort après la libération du camp par les Russes le 30 avril ! Il n'a pas été évacué par les SS car trop faible pour marcher et donc laissé sur place car presque mort. Mais on peut conclure sur une note positive: il est mort en camp mais a tenu bon pour voir le camp libéré et il est donc mort en homme libre.

Samedi 15 décembre 2018, une plaque commémorative a été apposée sur le mur de l'ancien Hôtel des Voyageurs, devenu le Chapeau Claque Cabaret, où l'on peut lire :

« Ici a vécu Charles dit « Jean Bréjaud » (1904-1945), résistant mort avec courage en déportation ».

« Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli »

Début 2018, Pierre Lepidi, fils de Danièle Bréjaud et journaliste au journal « Le Monde » ne savait que trois choses de son grand-père maternel, en plus de son nom « Jean Bréjaud ».

  • La première est qu'il avait tenu une auberge à Gueugnon appelée Hôtel des Voyageurs,

  • puis qu'il avait été résistant,

  • et enfin, qu'il était mort dans un camp de concentration.

Le samedi 15 décembre 2018, Pierre Lepidi et sa famille, sur une idée de Nathalie Cottin (responsable de l'établissement), mettaient à l'honneur ce grand-père. « Mon grand-père, ce héros » : C'est le titre du récit, d'une quarantaine de pages, né après neuf mois de recherches et écrit par Pierre Lepidi en mémoire de son grand-père.

Son discours et la justesse des mots utilisés pour relater les faits captivent l'auditoire parmi lequel étaient présents, Dominique Lotte, Maire de Gueugnon, Mesdames Mariotte (Présidente Départementale de l'ANACR), Gien (Conseillère Départementale) et Miniau (Présidente des Déportés du Charolais), les Présidents des anciens combattants, les membres locaux du Souvenir Français en tant que partenaires et coorganisateurs de cette Cérémonie.

Le Président du Souvenir français Jean-Pierre Genot offrit également aux proches du disparu et aux invités de petits livrets relatant le parcours de ce soldat de l'ombre qui comme ses frères d'arme, sont mort héroïquement voire tragiquement pour leurs Pays. C'est avec émotion que la plaque de Jean Bréjaud (portant la cocarde du Souvenir Français) fut dévoilée sur la façade du cabaret,

Samedi 15 décembre 2018, une plaque commémorative a été apposée sur le mur de l'ancien Hôtel des Voyageurs, devenu le Chapeau Claque Cabaret, où l'on peut lire :

« Ici a vécu Charles dit « Jean Bréjaud » (1904-1945), résistant mort avec courage en déportation ».

« Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli »

Début 2018, Pierre Lepidi, fils de Danièle Bréjaud et journaliste au journal « Le Monde » ne savait que trois choses de son grand-père maternel, en plus de son nom « Jean Bréjaud ».

  • La première est qu'il avait tenu une auberge à Gueugnon appelée Hôtel des Voyageurs,

  • puis qu'il avait été résistant,

  • et enfin, qu'il était mort dans un camp de concentration.

Le samedi 15 décembre 2018, Pierre Lepidi et sa famille, sur une idée de Nathalie Cottin (responsable de l'établissement), mettaient à l'honneur ce grand-père. « Mon grand-père, ce héros » : C'est le titre du récit, d'une quarantaine de pages, né après neuf mois de recherches et écrit par Pierre Lepidi en mémoire de son grand-père.

Son discours et la justesse des mots utilisés pour relater les faits captivent l'auditoire parmi lequel étaient présents, Dominique Lotte, Maire de Gueugnon, Mesdames Mariotte (Présidente Départementale de l'ANACR), Gien (Conseillère Départementale) et Miniau (Présidente des Déportés du Charolais), les Présidents des anciens combattants, les membres locaux du Souvenir Français en tant que partenaires et coorganisateurs de cette Cérémonie.

Le Président du Souvenir français Jean-Pierre Genot offrit également aux proches du disparu et aux invités de petits livrets relatant le parcours de ce soldat de l'ombre qui comme ses frères d'arme, sont mort héroïquement voire tragiquement pour leurs Pays. C'est avec émotion que la plaque de Jean Bréjaud (portant la cocarde du Souvenir Français) fut dévoilée sur la façade du cabaret,