Gueugnon- Conférence "La Laïcité entre utopie et réalité"

08/12/2018

Ce vendredi soir, au Château d'Aux, les Délégués Départementaux de l'Education Nationale (DDEN) du secteur de Gueugnon avaient invité Georges Bichet, ancien principal du collège du Vieux-Frène, a tenir une conférence sur le thème de la laïcité.

Parmi le public ont notait la présence de Mme Odette Lepetit, présidente de l'Union Départementale des DDEN, M. Antonin Zumbo, président de l'UPVLA (Université Populaire des Vals de Loire et d'Arroux), Mmes Nadia Laatar et Muriel Borg-Marion, membres de la municipalité. On était venu de Digoin, Matour, Montceau, Le Creusot, etc...

Madame Joly, présidente des DDEN Gueugnonnais, ouvrit la séance en retraçant la naissance de la loi du 9 décembre 1905.

M. Bichet lança les débats en partageant la conférence en 3 volets:

- l'évolution de la pensée humaine,

- réalité du quotidien et place des femmes.

- préconisations pour passer de l'utopie à la réalité.

Remontant à l'époque sumérienne, Georges Bichet a parcouru le chemin menant de l'idolâtrerie au polythéisme, puis aux religions monothéistes, pour arriver au Siècle des Lumières et aux prémices de la laïcité, l'école gratuite et obligatoire, l'accès à la culture et la liberté de conscience.

S'appuyant sur l'ouvrage "Une prière pour l'école" de Frédéric Beghin, il affirma que l'école est la base du "vivre ensemble". Pourtant, de plus en plus, les enseignants sont confrontés à la remise en question de cette laïcité au quotidien: menus des cantines, contenu des enseignements, égalité des sexes, sorties scolaires, refus d'étudier certains auteurs.....

La loi de 1905 donnait à la femme sa juste place, égale de l'homme et non plus seulement la mère procréatrice. Elle pouvait disposer d'elle-même. Hélas, un long chemin reste à parcourir (femme objet, femme cloîtrée à la maison).

Cette loi est malmenée par beaucoup et même par ceux qui nous dirigent. La loi Debré, la loi Carle attaquent l'école de la République. On envisage actuellement de réviser cette loi du 9 décembre qui prônait la séparation des églises et de l'état, afin de mieux encadrer la religion musulmane..

La soirée se poursuivit ensuite par un débat sous forme questions-réponses.