1er août 1815, menace sur la Comelle.

01/08/2018

1815: Napoléon abdique en juin, et Louis XVIII revient à Paris en juillet. Les troupes prussiennes occupent quelques temps certaines contrées, dont le Morvan.

Les habitants de La Comelle firent la dure expérience de l'occupation étrangère. Par une affiche placardée aux portes de l'église, on apprend qu'un soldat autrichien y a été assassiné. Le commandant du corps d'occupation, général comte de Franquemont, annonce les représailles exercées et les menaces en cas de récidive. On apprend ainsi qu'un certain nombre d'habitants ont quitté leurs maisons et gagné les bois . 

Or en lisant le titre de sa missive, on pourrait croire que le Comte Frédéric de Franquemont ne maîtrisait pas bien le Français et avait commis une faute d'orthographe en écrivant "habitans". Plus loin dans le texte, il écrit aussi "les cantonnemens"

Pas du tout ! Ce futur ministre de Wurtemberg, combattant de Waterloo, avait tout à fait raison !

Autrefois, le pluriel des mots en -ant ou -ent, se faisait en -ans et -ens. Dès le XIII° siècle, on combinait le t et l's en z (enfant, pluriel enfanz) puis plus tard en simple s (dent, pluriel dens).

Ce n'est qu'au début de la monarchie de Juillet, disons vers 1835, que le t a été rétabli devant l's du pluriel.