A l'exposition "Histoire des hôpitaux de Paray-le-Monial" (973-2005)

14/05/2019

Actuellement, et jusqu'au dimanche 19 mai, une exposition est visible chaque jour de 14 H. 30 à 18 H. 30 au Centre Culturel et de Congrès de Paray-le-Monial.

Proposée par l'Inaka (Amicale des Anciens Parodiens, elle retrace l'Histoire des hôpitaux de la ville.

Nous avons parcouru les divers panneaux de l'exposition, guidés par la présidente de l'association, Mme Edmonde Federico.

Au tout début du IX° siécle, lorsque les moines clunisiens arrivèrent sur les collines surplombant la rivière Bourbince, il découvrirent une vallée broussailleuse et fleurie qu'ils nommèrent le Val d'Or.

Leurs réalisations attirèrent les populations des collines alentour vers la rivière. Avec l'aide de Cluny, la communauté se développa et devint le noyau d'une petite ville.

Parmi ces réalisations figurait un hôpital. Au Moyen Age, un hôpital est surtout chargé de soigner et de guérir les âmes plutôt que les corps. Certes les malades y sont accueillis, mais aussi les pauvres et les mendiants. C'est pourquoi ce sont des religieux qui gèrent ce genre d'établissements.

L'hôpital porte généralement le nom d'Hôtel-Dieu.

Au XIIe siècle , une "maladière" (léproserie) permettant d' isoler les lépreux, était située au bout des Champs Seigneurs 

Après cet hôpital des Moines apparut l'hôpital Saint-Joseph,lui aussi tenu par des religieux. L'hôpital Saint-Joseph, emplacement actuel de la Renaissance, fut construit hors des murs de la ville, sur l'île formée par les deux bras de la Bourbince, l'eau étant un élément indispensable pour l'hygiène et l'entretien du linge.

En 1694, on voit apparaître un nouvel hôpital Saint-Louis. Là encore, des jésuites sont à sa tête.

Un édit de Louis XIV de 1662 ordonnait de construire un hôpital général dans chaque gros bourg pour y loger, enfermer et nourrir les pauvres mendiants invalides, les enfants orphelins ou n'es de parents mendiants.

Cet hôpital est d'abord installé dans une maison louée par une dame Musnier, puis il fut transféré en 1696, au faubourg. En 1737, il fusionna avec Saint-Joseph.

Dans les locaux actuels du journal la Renaissance qui a gentiment ouvert ses portes aux bénévoles de l' INAKA, on trouve des arcs de voûtes de la chapelle de l'hôpital Saint-Joseph.

L'hôpital de la rue Pasteur accueillit des malades dès 1858, mais après 2006, une partie de l'établissement recevait encore des patients. Des visiteurs signalent y avoir rendu visite à des parents même après 2010.

Sur un panneau ont peut voir la liste des bienfaiteurs de l'hôpital. Ceux-ci bénéficiaient d'un lit à l'année en cas de maladie.

Durant la Première Guerre Mondiale, divers établissements parodiens (écoles, collèges, hôpitaux) reçoivent des blessés dans ce qu'on appelait les hôpitaux temporaires.

La dernière partie de l'exposition est consacrée aux soeurs hospitalières de Sainte-Marthe.

Une visiteuse a reconnu la religieuse qui l'avait aidé à accoucher. 

les sœurs consacraient leur vie au service des pauvres, des malades reçus et accueillis dans les différents hôtels-Dieu. Elles s'engageaint à suivre le Christ dans une vie communautaire en faisant profession de pauvreté, chasteté et obéissance.

L'Histoire se poursuit depuis 2006 avec le nouvel hôpital de la rue des Charmes.