Un 1er août.

01/08/2017

Menaces à la Comelle. (1815)

Le 18 juin 1815, Napoléon est défait à Waterloo face aux armées prusso-britanniques de Wellington et Blücher. Pour le petit peuple de la France, une terrible période se profile à l'horizon, celle qu'on nommera le « Terreur Blanche ».
De retour à Paris, l'Empereur abdique le 22 juin et le gouvernement provisoire rappelle le roi Louis XVIII. Mais ce dernier ne reviendra sur le trône que le 8 juillet car les combats ne sont pas terminés. Les troupes impériales napoléoniennes gagnent la bataille de Rocquencourt sur les Prussiens. Puis les Prussiens remportent la bataille d'Issy.
Les troupes alliées envahissent peu à peu le nouveau royaume et c'est une chasse à l'homme qui s'engage. Les Bonapartistes, les protestants sont pourchassés. Beaucoup sont massacrés.Mais à chaque fois qu'il y a des troupes en déplacement, la victime favorite est le paysan. Sans défense, des soudards de tous bords, amis ou ennemis brûlent, violent et tuent à tout-va.Cependant, il y avait rarement de révolte et le sentiment patriotique n'existait pas chez les serfs. Le patriotisme était alors affaire de gouvernants.
C'est seulement à partir cette période post-révolutionnaire que le citoyen se sentit concerné par la défense de la patrie.
Notre région morvandelle en cet été 1815 était occupée par les troupes autrichiennes, composées de Wurtembergeois sous les ordres du Comte Franquemont. Frédéric de Franquemont (1770-1842) est un descendant des Comtes de Montbéliard. Il avait participé à la bataille de Waterloo et il deviendra plus tard ministre de Wurtemberg.Les habitants de La Comelle, comme tous ceux du Morvan, firent la dure expérience de l'occupation étrangère. Par une affiche placardée aux portes de l'église le 1er août 1815, on apprend qu'un soldat autrichien y a été assassiné. Le commandant du corps d'occupation, annonce les représailles exercées et les menaces en cas de récidive. On apprend ainsi qu'un certain nombre d'habitants ont quitté leurs maisons et gagné les bois : (voir l'affiche ci-jointe)
Pour La Comelle, l'affaire en resta là, mais dans d'autres paroisses du Morvan, les fidèles de l'Empereur levèrent de véritables maquis. Heureusement, cette occupation ne dura pas très longtemps.