Un 6 juin

06/06/2017

Ephéméride

Ce qui s'est passé un 6 juin

1734 : naissance de Louis-Marie-Gabriel de Choiseul.

Fils de François Bernard, seigneur de Bussière et Marquis de Choiseul et de Charlotte Louise de Fondras, Louis-Marie-Gabriel-César, baron de Choiseul est né à Autun, le 6 juin 1734.

Mousquetaire en 1747, il fut tour à tour nommé sous-lieutenantau régiment du roi (1750), lieutenant (1755), capitaine des Gendarmes-Dauphin (1761). Il prit part à la Guerre de Sept-Ans.

Ayant épousé le 19 mars 1760, Marie Françoise Girard de Vannes, il habitait lors de ses périodes libres à l'hôtel Rolin à Autun.

Il s'attaqua ensuite à la politique. Nommé ambassadeur près la cour de Turin en 1765, il négocia les mariages des Comtes de Provence et d'Artois avec les filles du roi de Sardaigne.

De son premier mariage, il eut deux filles : la Comtesse de Choiseul-Praslin et la Baronne Armand de Sérent. Il épousa, en secondes noces, Mme Raby.

Le 1er avril 1792, il dut, pour ne pas être classé comme émigré (donc ennemi de la France), regagner Paris. Il vécut un temps à Nevers.

Bien que d'esprit plutôt démocrate, ses biens furent placés sous séquestre et malgré l'appui de soutiens haut-placés (Fouché et Legendre), le 29 novembre 1792, il fut inscrit sur la fameuse liste des émigrés.

Ce n'est que le 16 janvier 1795, après de longues tractations, qu'il fut radié de cette liste.

1892 : bénédiction du second calvaire du Mont Dardon.

Le 30 avril 1855, un premier calvaire avait été béni, au sommet du Mont Dardon, en présence d'une foule immense. Trois croix de bois regardaient chacune en direction des trois communes proches : Issy-l'Evêque, Sainte-Radegonde et Uxeau.

Hélas, ces croix sont tombées vers 1891, victimes de l'usure, du vent et des intempéries.

Un nouveau calvaire fut mis en projet. Les trois nouvelles croix, issues de bons chênes, eux-mêmes issus des trois communes, furent offertes par de riches propriétaires.

Le 6 juin 1892, eut lieu la bénédiction, devant environ 2000 personnes venues de toute la région. C'est le curé d'Issy-l'Evêque qui officia.

1944 : arrestations à Poisson .

Ce 6 juin 1944, seul, en pleine nuit, encerclé par une troupe venue l'arrêter dans sa maison à la Bruyère, Joseph Fimbel, pâtissier, a réussi à tuer 3 des attaquants dont le lieutenant Otto, chef de la Feldgendarmerie de Paray. Membre de l'Armée secrète, appartenant au Maquis de Beaubery, Joseph sera abattu par ses assaillants ou peut-être s'est-il donné la mort pour ne pas être fait prisonnier ? Nous ne le saurons jamais (...)

A l'aube, furent arrêtées, Lina Fimbel, épouse de Joseph et Angèle Lamanthe (mère de la narratrice Jacqueline Miniau). Cette dernière travaillant à Paray, passait deux fois par jour la ligne de démarcation. Quelle précieuse recrue pour la Résistance ! Elle transmettait lettres, messages, colis, informations, armes. (....). Agent de liaison de Fimbel, de nombreuses missions lui seront confiées sur Roanne et surtout sur Lyon.

Lina et elle, de prisons en prisons, seront incarcérées au camp de concentration de Ravensbrück, mais elles survivront.

(Extrait du document « Maîtres et Maîtresses de Saône-et-Loire dans la tourmente 1939-1945 » édité par l'Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole Normale de Mâcon (2015)

Ce même 6 juin 1944, eut lieu un dynamitage des voies de chemin de fer, au pont des Fourriers à Gueugnon.