Un 30 juillet

30/07/2017

Ephéméride:

Le 30 juillet 1765, naissance de Nicolas Tripier :

Fils de Michel Tripier, maître en chirurgie et de Jeanne de Lisle, Nicolas Tripier est né à Autun le 30 juillet 1765. Eduqué par un oncle, curé de Chiddes, il poursuit ses études à Paris, au collège de Montaigu. Ayant obtenu le prix de 6° du concours général, il termine gratuitement son parcours scolaire.

Après des études de droit, il achète une charge d'avoué. Dénoncé comme suspect durant la Terreur, Nicolas Tripier est ensuite chargé d'une mission en Flandre, puis devient substitut de l'accusateur public près du tribunal de la Seine.

Il entre au barreau en 1795. Réputé pour sa dialectique et la force de son argumentation, il se fait rapidement une belle réputation et gravit les étages de la hiérarchie juridictionnelle.

Sous le Consulat et sous l'Empire, puis sous la Restauration, il plaide de nombreuses affaires célèbres (Reynier, Louis Bonaparte, Lavalette, Gevaudan, Julien).

Député en 1815 et 1822, bâtonnier de l'ordre des avocats 1828, conseiller à la cour royale, maire de Noisy-le-Sec 1819-1829, conseiller général 1829, président de la chambre à la cour de Paris 1830, conseiller à la cour de cassation 1931, pair de France 1832. Sa petite taille ne l'aura pas freiné dans cette magnifique carrière !

Il décède, suite à un malaise, à Paris le 25 avril 1840.

Le 30 juillet 1819, Roch Etienne de Vichy est évêque d'Autun :

Roch-Étienne, comte de Vichy, né le 7 juillet 1753 à Paulhaguet (Haute-Loire), et mort à Paris le 3 avril 1829,

Nommé évêque de Soissons en 1817, il ne prit jamais possession de son évêché et se voit confier la charge épiscopale d'Autun le 30 juillet 1819, qu'il occupa jusqu'à sa mort. Il est nommé pair de France en 1823 et conseiller d'État en 1824. Le 28 septembre 1824, il crée sa fondation, à Autun, avec l'autorisation délivrée par une ordonnance royale du 15 décembre 1824.

Le 30 juillet 1820, naissance de Guy-Bernard Lhomme de Mercey :

Originaire d'Autun (30 juillet 1820), Guy-Bernard Lhomme de Mercey est le fils d'Esprit Lhomme de Mercey et de Marie Jeanne Lorenchot du Montjamont. 

Il fut une personnalité de la vie intellectuelle autunoise et prit place dans le cercle restreint des statuaires parisiens à l'horizon des années 1850.
D'abord élève de David d'Angers, il fut surtout celui de François Rude, dont il appliqua la méthode et les leçons anti-académiques. Ses incontestables dons de sculpteur, son style puissant et original permettent de le classer parmi les très bons élèves, voire les disciples, de ce maître. 

De son vivant, Lhomme de Mercey ne reçut pas une reconnaissance officielle pleine et entière, encore moins celle de la postérité. Pourtant, son œuvre, en grande partie conservée dans sa ville natale, mérite qu'on s'y attache pour en redécouvrir les nombreuses qualités. Il fut nommé membre à perpétuité de la Société Eduenne ;.

Il est mort le 11 novembre 1891, à Cheilly-les-Maranges, au lieu-dit Mercey, où il vivait avec son épouse Rose Blanche Augusta de Rochefond.

Le 30 juillet 1893, mise en service de la ligne de chemin de fer Etang-sur-Arroux - Digoin :

Comme nous l'avons évoqué la semaine passée, le tronçon Toulon-sur-Arroux - Digoin avait été inauguré le 20 juillet. la construction du pont du Gourmandoux ayant été achevée, la totalité de la ligne (52,882 km) fut mis en service le 30 juillet 1893.

Le 30 juillet 1931, fermeture de la ligne de chemin de fer Autun - Château-Chinon :

En projet depuis 1891, la ligne Autun - Château-Chinon fut déclarée d'utilité publique en Juillet 1897, et ouverte d'Autun à Athez-Corcelles le 28 Aout 1900.

Elle fut ensuite prolongée jusqu'à Chateau Chinon Ville le 28 Aout 1904. D'une longueur de 49,600 Km, le trajet se faisait théoriquement en 2h24.

Etablie dans une région montagneuse, la ligne avait un profil difficile.

En plus du service voyageur, les principales marchandises transportées étaient: le bétail, surtout avant les foires d'Autun et d'Anost, les pommes de terre, les écorces de chêne pour la tannerie, mais surtout le bois sous toutes ses formes (bois de chauffage, bois de boulange, grumes, étais de mine, traverses de chemin de fer, poteaux télégraphiques, bois à papier...) et également le produit de mines et de carrières. Le tacot assurait aussi le service postal, courrier et colis. La ligne de chemin de fer avait détrôné une vieille coutume du morvan, le flottage de bois. Malgré tout celà, la ligne était la plus mauvaise de la compagnie de Saône et Loire. En 1924 le département se subsitue à la Cie en faillite et reprend toutes les lignes du réseau sous forme de régie. A partir de 1931, deux lignes d'autobus sont mises en service, Autun-Anost par Cussy et Autun-Chateau Chinon par Roussillon. Le service marchandises est fermé le 30 juillet 1931. Mais les trains continuent à prendre des voyageurs dans les gares non desservies par les cars. L'exploitation cessa en 1936 et la ligne fut déclassée en 1939.