Un 28 avril

28/04/2017

Naissance de Claude Régnier (1914)

Claude Régnier, futur linguiste français, maître de conférences et professeur de lettres et de philologie, est né à Saint-Pantaléon le 28 avril 1914, dans une famille d'agriculteurs, Son père, Jean-Marie Régnier, est courtier en bestiaux, et sa mère, Lazarine Eugénie Legros, s'occupe du foyer. A sa naissance, son père est parti depuis trois mois déjà pour la Première Guerre mondiale,

Il passe sa jeunesse chez sa grand-mère maternelle à Curgy et à 6 ans, il ne parle que le patois. Il y vécut jusqu'à douze ans, à proximité d'une école publique qui devait le conduire au certificat d'études primaires qu'il passe en 1926 et entre à l'institution Saint-Lazare à Autun où il apprend les langues mortes, la grammaire, les lettres classiques. Il s'intéresse au théâtre et au football. Il obtient ses deux baccalauréats de l'époque, Lettres en 1932 et Philosophie en 1933.

Il part ensuite à Dijon (1933-1935) à la faculté des Lettres et passe la licence. En 1936, il obtient son D.E.S (diplôme d'études supérieures). 

En 1937, il est étudiant à la Sorbonne et prépare l'agrégation de grammaire.

En 1938, il est nommé professeur de Lettres au lycée Lamartine à Mâcon. Il fait des recherches sur le patois et collecte toutes les informations y compris dans les campagnes les plus reculées, mais ne pourra poursuivre son travail du fait de la Seconde Guerre mondiale. Sursitaire, il effectue son service militaire en 1940 et subit la défaite dans l'ouest de la Nièvre. Il y a parmi ses élèves des miliciens et des fils de miliciens. Il est dénoncé et sera inscrit sur une liste d'otages.

Le 8 août 1941, il épouse Huguette Lathuillière, à Flacé-les-Mâcon. 

En 1947, il est professeur au collège Paul Lapie à Courbevoie puis, en 1949, au lycée Marcelin-Berthelot à Saint-Maur-des-Fossés. Il y enseigne jusqu'en 1954.

Le 25 octobre 1950, il devient élève titulaire par arrêté ministériel, de l'École des Hautes Études en 4e section (Sciences historiques et philologiques),

Il devient assistant de français à la Sorbonne pendant quatre années. Puis à Lille, il est chargé d'enseignement, 

De 1958 à 1966, il fait partie du jury à l'oral de l'agrégation de Lettres. 

Il obtient un an de détachement en qualité de chargé de recherches au CNRS, pour étudier les dialectes du Morvan. 

Entre 1965 et 1968, il retourne à la Sorbonne comme chargé d'enseignement de l'ancien français avant de soutenir ses thèses de doctorat d'État.

Le 15 juillet 1967, il cofonde l'Académie du Morvan à Château-Chinon.

En mai 1968, il passe son doctorat d'État et devient maître de conférence d'histoire de la langue française moderne et contemporaine, puis maître de conférence de grammaire française. 

En 1969, il est nommé professeur d'ancien français à Paris IV Sorbonne. 

Après avoir atteint la classe exceptionnelle en 1976, il enseignera jusqu'au 30 septembre 1982, date à laquelle il prend sa retraite. 

En plus de ses cours, il mène des recherches, dirige des thèses et va de colloques en congrès, sans cesser de rédiger des articles et ouvrages. Il participe à deux commissions : celle de la Société des Textes Français, qui a un rôle éditorial, et celle du Comité Consultatif des Universités, qui attribue les postes d'assistant.

Il devient le vice-président de la Société Rencesvals au congrès de Padoue, et président de la section française. (Fondée en 1955 à Pampelune, la Société Rencesvals a pour but de promouvoir l'étude des épopées romanes).

Il fait des conférences à l'internationale: universités canadiennes, ainsi que japonaises.

Il poursuivra des recherches en philologie de l'ancien français médiéval et mènera des enquêtes de dialectologie.

Claude Régnier décède le 6 janvier 2000 à Autun.