Un 26 juillet

26/07/2017

Ephéméride:

Le 26 juillet 1892, décès de Claude Ballard à Etang-sur-Arroux:

Né le 17 février 1807 à Autun, Claude Ballard est décédé le 26 juillet 1892 à Etang-sur-Arroux.

Il est le fils de Jean-Jacques Ballard, docteur en médecine, qui sert dans les armées napoléoniennes, puis qui est nommé médecin en chef de l'hôpital de Bourbonne-les-Bains.

Après ses études secondaires, qu'il termine à Dijon, Claude Ballard entre à l'Ecole polytechnique en 1825. A sa sortie, en 1827, il rejoint l'Ecole du génie à Metz. Il est ensuite envoyé à Montpellier, où il devient lieutenant en 1830. Il change fréquemment d'affectation : l'Algérie de novembre 1831 à février 1833 ; Strasbourg où il est promu capitaine en octobre 1833 ; Saint-Venant (Pas-de-Calais) ; à nouveau l'Algérie de 1839 à 1841, où il obtient la Légion d'honneur ; Sélestat, Besançon, Le Conquet, à nouveau Besançon...

Frère de Jacques Guillaume Ballard, il est avec lui l'un des fondateurs de l'Union Agricole d'Afrique qui crée en 1846-1847 une exploitation agricole à Saint-Denis-du-Sig, en Algérie. Claude Ballard est d'ailleurs l'un des plus forts souscripteurs. Dans l'été 1847, la gestion de la société par les administrateurs lyonnais est vivement contestée et le siège de l'Union est transféré de Lyon à Besançon. Claude Ballard, qui est alors en garnison dans cette ville, appartient au nouveau conseil d'administration. En 1849, une nouvelle affectation, à Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), l'oblige à démissionner du conseil d'administration.

Il se marie en juillet 1852 avec Elisabeth Berre ; l'épouse, âgée de 29 ans et fille d'un cocher de Besançon, ne réunit pas les « conditions de fortune » normalement exigées pour le mariage d'un officier, remarquent les supérieurs de Ballard ; mais, ajoutent-ils : "Il résulte des renseignements fournis à l'appui de la demande dont il s'agit que cette demoiselle vit maritalement avec M. Ballard depuis plusieurs années et que c'est dans le but de légitimer ces relations que cet officier supérieur sollicite la permission de se marier. Malgré la position équivoque de Mlle Berre, elle paraît jouir d'une bonne réputation et avoir une instruction et une tenue très convenable. Aussi, « dans l'intérêt de la religion et de la morale publique », le mariage est autorisé.

Nommé peu après à Belle-Isle en Mer, Claude Ballard participe en 1855 à la guerre de Crimée ; son comportement lui vaut d'être promu officier de la Légion d'honneur et de recevoir la médaille de Crimée et une décoration du royaume de Sardaigne. A son retour, il rejoint Neuf-Brisach.

Le commandant Ballard se recommande par son zèle, par son activité et par la connaissance qu'il a de tous les détails de ses fonctions. Il se recommande aussi par le nombre et la variété de se ses services, tant de guerre que de paix, et par une blessure reçue en Algérie en 1840. C'est un homme d'action et un solide officier de guerre.

Ballard prend sa retraite en 1863 avec le grade de commandant. Il rejoint ensuite son département natal ; lors du recensement de 1866, il est établi avec son épouse et sa belle-sœur au lieu-dit la Chaume, dans la commune d'Etang-sur-Arroux. Il adhère à la Société de protection de l'enfance, fondée à Paris. Il continue à s'intéresser à l'Union du Sig, dont il reste actionnaire.  Pendant la guerre de 1870-1871, il reprend du service ; il est nommé commandant du génie à Grenoble. A la fin du conflit, il est lieutenant-colonel. Il retourne ensuite à Etang-sur-Arroux.

En 1877, il est élu au conseil général de Saône-et-Loire pour le canton de Saint-Léger-sous-Beuvray, siégeant parmi les républicains; à la fin de son mandat, en 1883, il ne se représente pas. 

Entre 1878 et 1881, Claude Ballard est également maire d'Etang-sur-Arroux.

Le 26 juillet 1940, Lucien Sidoine Lebrun est nommé évêque d'Autun:

Après le décès de Monseigneur Hyacinthe Chassagnon, survenu le 12 février 1940, c'est Lucien Sidoine Lebrun qui est nommé évêque d'Autun, le 26 juillet suvant. Il dirigera le diocèse jusqu'en 1966. C'est lui qui aura à assurer la présence de l'Eglise Catholique durant la période de l'Occupation. C'est ainsi, par exemple qu'il se rendra le 13 aout 1944 à Saint-Emiland, au lendemain du matyre de ce village.

Son successeur, en 1966, sera Armand Le Bourgeois.