Un 22 avril:

22/04/2017

Le F.C.G. remporte la Coupe de la Ligue (2000)

 La pluie s'est arrêtée de tomber sur la toute nouvelle pelouse du stade de France, inaugurée il y a trois semaines. En ce 22 avril 2000, le PSG affronte le F .C. Gueugnon en finale de la Coupe de la Ligue. Devant 76 000 spectateurs Parisiens et Gueugnonnais cette nouvelle enceinte. Paris est en finale d'une coupe nationale après une année de disette.

Les équipes :

PSG - D. Casagrande - A. Cissé, T. El Karkouri, E. Rabesandratana, I. Yanovski, A. Benarbia (capitaine), P. Ducrocq, A. Okocha, L. Robert (puis E. Murati 78°), L. Leroy (puis K. Diawara (73°), C. Correa. (entraîneur Ph. Bergeroo).

FCG - R. Trivino - Y. Bouzin, E. Boniface, S. Distin, D. Fanzel, D. Neumann (puis F. Weber 80°), C. Chabert, N. Esceth-N'zi (puis S. Flauto 76°), A. Traoré (capitaine), S. Roda (puis X. Collin 85°), M. Trapasso. (entraîneur Alex Dupont)

Les pensionnaires de la D2 ont décidé de prendre les débats à leur compte, et c'est Roda qui se montre le plus motivé dès le début de rencontre sur un extérieur du pied droit un peu trop mou, et qui n'inquiète pas outre mesure Casagrande (6e).

Si Okocha réveille le Kop du PSG, les Parisiens sont trop tendres pour prétendre à mieux que quelques éclairs vite stoppés par une défense centrale de Gueugnon bien canalisée par Distin, l'ancien stagiaire du PSG. Comme Roda ne suffit pas c'est au tour de Trapasso de mettre Casagrande à rude épreuve (12e). Paris souffre au milieu du terrain, et ce sont donc les Forgerons qui sont dominateurs. Roda est un véritable poison pour Aliou Cissé, sitôt qu'il empreinte le couloir. Et quand ça n'est pas Aliou, c'est Yanovski qui flanche sous la vivacité de l'attaquant gueugnonnais. En deux actions, Stéphane Roda, sur un coup-franc (19e) puis sur une frappe trop croisée (20e) met le feu à Paris.

Les hommes de Bergeroo paraissent quelque peu en dehors de leur sujet. Une place européenne les attend tout de même au bout de la soirée. Sont-ils tétanisés par la peur ? On ne saurait l'imaginer tant l'enjeu paraît tout de même accessible, et ce, même si Gueugnon joue très bien. Les assauts des hommes de Dupont fragilisent l'édifice défensif parisien, qui s'emmêle les crayons, comme sur cette action où El Karkouri et Yanovski ne se comprennent pas, et qui manque de profiter au vétéran Traoré (34e). Paris respire un peu mieux en cette fin de rencontre, et le une-deux Benarbia-Okocha est à deux doigts de finir de belle façon, mais l'aile de pigeon de l'international nigérian finit sa course sur la cuisse d'un défenseur gueugnonnais (41e). Paris n'est pas au mieux, et comme prévu, les Roda, Esceth-N'Zi et autres Trapasso ne lui font pas de cadeaux.

On se dit que Paris n'a pas dû entendre que des mots doux à la mi-temps, lorsque Christian Correa, quelque peu discret en première période, lance son premier raid le long du couloir droit (48e). Le Brésilien met Boniface dans sa poche, et oblige enfin Trivino à un bel arrêt, qui file en corner. La suite ne donne malheureusement rien.

Paris n'allume que des pétards mouillés. Mettre la pression sur le but forgeron, très vite et très tôt, telle semble être la volonté des Rouge et Bleu. Sur un centre de Leroy cette fois, c'est en se jetant pour tenter de tacler le ballon au fond des filets que Christian est contré in extremis (52e). Mais rien, vraiment rien, ne semble démontrer que Paris a refait surface. D'autant que les Forgerons sont passés entre temps maîtres dans l'art et la manière de remonter très vite le ballon jusqu'à Casagrande. Un premier coup-franc tiré par Neumann, très bon par ailleurs donne l'alerte (60e). Paris est comme figé, incapable d'aligner deux bons mouvements successifs.

Comme prévu c'est sur un contre rondement mené, qu'une frappe d'Esceth N'Zi oblige Casagrande a repoussé le ballon dans les pieds de Trapasso. Ce dernier ne manque pas l'occasion qui lui est ainsi offerte sur un plateau d'ouvrir la marque (65e).

Gueugnon 1 - PSG 0

Paris est mené, et on ne voit pas comment les hommes de Bergeroo pourraient renverser la tendance.

Trois minutes plus tard, le même Trapasso est à deux doigts de permettre à son équipe de doubler son capital. L'attaquant argentin laisse sur place un El Karkouri beaucoup trop lent, puis centre sur Traoré, qui met - on ne sait comment - le ballon juste à droite des montants. Puis, c'est de nouveau un haro sur le but de Trivino. C'est un véritable cafouillage devant le but du portier gueugnonnais. Robert à bout portant est contré deux fois de suite par des jambes, des cuisses, et tout ce qui ressemble à des corps de Forgerons.

Paris n'y arrivera donc pas. Leroy cède sa place à Diawara; Bergeroo veut donner du sang frais à la pointe de son attaque. Ce dernier s'anime, et tente de déstabiliser la défense de Gueugnon. Mais le jeune Sylvain Distin est impérial. Benarbia chipe le ballon à Trivino sur le côté de la surface de réparation (88e), mais M. Poulat y a vu une faute du capitaine parisien. Décidément rien n'est avec Paris ce soir. Flauto, entré en jeu un quart d'heure plus tôt, met Ducrocq et Cissé dans sa poche, et file tromper Casagrande d'un tir croisé du pied gauche à l'entrée de la surface de réparation.

Gueugnon 2 - PSG 0

Gueugnon peut inscrire une deuxième ligne à son palmarès, après celle de champion de France de D2 en 1979 : vainqueur de la coupe de la Ligue 1999/2000 !