Un 2 septembre:

01/09/2017

Ephéméride:

Le 2 septembre 1885, création de l'Ecole Militaire Préparatoire d'Autun:

Le gouvernement français créa l'Ecole Militaire Préparatoire de Cavalerie qui fut installée à Autun, dans les murs de l'ancien petit séminaire.

C'est là que furent éduqués les Enfants de Troupe, agés de 13 à 18 ans, pour la plupart fils de militaires.

Le 2 septembre 1899, François Campionnet condamné:

Les ouvriers des forges de Gueugnon avaient, pour de multiples raisons, entamé une grève depuis le 14 juin 1899. Le directeur de l'entreprise, François Campionnet, également maire de la ville, se montra intraitable.

La lutte fut difficile pour toutes les familles de grévistes. Dans la seconde quinzaine de juillet, Campionnet embaucha des ouvriers étrangers, notamment italiens, ce qui conduisit à la remise en route des haut fourneaux et au pourrissement de la grève.

Mais, le 26 août, François Campionnet, son frère le général Simon Campionnet et le valet Antoine Joudot, s'opposant à une troupe de grévistes, durent porter des coups à certains pour se dégager. Simon Campionnet brandit même un révolver et des menaces de mort furent proférées.

Le 2 septembre 1899, le tribunal de Charolles condamna, en son absence, François Campionnet à 15 jours de prison et 200 Francs d'amende, pour avoir porté volontairement des coups et avoir provoqué des blessures à divers individus. Son frère fut condamné à 8 jours de prison et à 100 francs.

(Pierre Lahaye, président des Amis du Dardon, s'est penché sur le cas Simon Campionnet dans un bulletin de la société montcellienne "La Physiophile" de juillet 2011.)

Mais, le puissant Maître des Forges, qu'on surnommait "le roi de Gueugnon", ne sera pas emprisonné. Le 16 septembre, il dénonça l'incompétence du tribunal de première instance de Charolles à le juger car il avait agi en sa qualité de maire, officier de police judiciaire et justiciable de la cour d'appel. Le tribunal reconnut son incompétence et annula les peines prononcées.