Un 2 mai.

02/05/2017

Naissance de Jean-François Bernard (1962)

Troisième du Tour de France 1987, Jean-François Bernard est né le 2 mai 1962 à Luzy.

Il passe son enfance à Aunay-en-Bazois où ses parents tiennent une boucherie. Il tâte d'abord du ballon rond, puis à l'athlétisme à Châtillon-en-Bazois.

Mais un jour, un parent par alliance nommé Martin Martinez l'oriente vers le vélo. Ses débuts, en 1975, à 13 ans, seront plutôt timides. Sous les couleurs de la JGA Nevers (le seul club de sa carrière) il est souvent largué par le peloton, mais il s'accroche courageusement.

Passionné par les exploits de Bernard Thévenet sur le Tour de France, en cet été 1975, Jean-François est ébloui. Il travaille dur et remporte sa première course à Demeurs. C'est le début d'une grande carrière ! Une semaine plus tard, il remet cela à Nevers, au Prix de la Grande-Pâture.

Dans la plupart de ses succès, il laissera ses poursuivants à plusieurs minutes. D'ailleurs, il n'aime pas les arrivées au sprint. Champion de la Nièvre cadet, il gagnera aussi à la Nocle-Maulaix.

En 1979, il accède à la catégorie juniors tout en préparant un CAP de traiteur au Centre pour apprentis de Marzy.

En 1980, il va écraser de sa classe les courses de la région: Brinon-sur-Beuvron, St-Léger-de-fougeret,.......

En 1981, il participe aux épreuves toutes catégories et remporte le Souvenir Jacky Laroche puis le Prix de Cossaye.

Cependant, un accident aurait pu stopper à jamais cette brillante carrière: en août, il se blesse à la cuisse avec un couteau de boucherie. La plaie est profonde. La saison cycliste s'arrête là et en plus, l'espoir d'effectuer son service militaire au Bataillon de Joinville s'envole. Il le fera à Nevers à la 7° RA.

L'année 1982 sera quasiment blanche, mais c'est aussi l'époque durant laquelle il rencontre Yves Hézard, un autre Nivernais, fraîchement promu entraîneur national. Ce dernier lui prodigue de bons conseils et en 1983, J-François Bernard retrouve en 1983 le coup de pédale puissant et harmonieux qui était le sien.

En avril, il remporte le Circuit de Saône-et-Loire et obtient une première sélection tricolore pour le Tour de Rhénanie. En août, il est champon de France amateurs, à Wintzenheim, après 164 km d'échappée. Sous le maillot tricolore, les victoires vont s'enchaîner.

En 1984, il est champion de Bourgogne et vainqueur du Ruban Nivernais-Morvan, de Paris-Fourchambault ou encore du GP de la Machine. Sélectionné pour les Jeux Olympiques de Los Angeles, dans l'épreuve des 100 km par équipe, il termine 6° avec Amardeilh, Bouvatier, Carlin, Marie et Pelizzari.

Le voici prêt à franchir le pas vers le professionnalisme. Il sera équipier de Bernard Hinault chez "La Vie claire" dès 1985.

Son premier succès pro, il l'obtiendra sur le Tour de Suisse (5° étape). Il remportera aussi le Tour du Limousin.

En 1986, il gagnera l'étape du Mont-Faron sur le Tour Méditerranéen, le prologue du Dauphiné, la Coppa Sabatini et surtout la 16° étape du Tour de France à Gap. Il terminera 12° au classement général.

En 1987, Hinault ayant quitté les pelotons, Bernard est leader de l'équipe Toshiba. Il portera éphémèrement le maillot jaune du Tour (3° au général). Il remporte des 2 contre-la-montre du Ventoux et à Dijon.

Commence alors une période difficile avec blessures, infections et opétation chirurgicale à un genou. On notera tout de même un excellent Giro 1988.

En 1991, il se relance chez Banesto, aux côtés de Pedro Delgado et Miguel Indurain. "Jeff" participera activement aux 4 premiers succès de ce dernier sur le Tour de France.

En 1992, il remporte Paris-Nice, le Critérium International, le circuit de la Sarthe. Il semble  reparti pour une belle seconde partie de carrière. Mais il n'en fut rien. 14° du Tour 1994, il intégra ensuite l'équipe Chazal en 1996, et brièvement la formation Agrigel. Il mit fin à sa carrière en mai 1996.

On le retrouve ensuite président du comité d'organisation du Tour Nivernais-Morvan, consultant à la télévision. Il suit également le parcours de son fils Julien, professionnel chez Trek.