Un 17 octobre

17/10/2017

Ephéméride

Le 17 octobre 1690: décès de soeur Marguerite-Marie à Paray:

Marguerite Alacoque est née le 22 juillet 1647 à Vérosvres. Elle est le cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn. 

À cinq ans, lors d'un séjour chez sa marraine, dont la fille est religieuse, elle entend parler des vœux religieux et, à l'insu de tous, elle fait sa première consécration à la messe.

À l'âge de neuf ans, après sa première communion, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans.

À la fin de cette période, ayant fait le vœu à la Vierge de se consacrer à la vie religieuse, elle se serait retrouvée guérie sur-le-champ. En reconnaissance, le jour de sa confirmation, elle ajoute le prénom « Marie » à son prénom de baptême.

Devenue orpheline de père, elle est recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentent, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite-Marie trouve son réconfort dans la prière, et c'est alors qu'elle aurait ses premières visions de Jésus-Christ. 

Quand elle a dix-sept ans, sa famille peut récupérer son bien et sa mère lui confie son désir de l'établir dans le monde. Alors, bien que régulièrement meurtrie par les pénitences qu'elle s'impose, elle commence à participer aux activités mondaines.

Une nuit, alors qu'elle revient d'un bal, elle aurait une vision du Christ pendant la flagellation : il lui reproche son infidélité. 

Elle visite plusieurs couvents, et en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, elle affirme qu'une voix intérieure lui dit « C'est ici que je te veux ».

Le 25 mai 1671, à l'âge de 24 ans, elle entre au monastère et, en novembre 1672, elle prononce ses vœux perpétuels. De santé fragile, elle n'en continue pas moins ses flagellations.

Peu après son entrée au monastère, elle reçoit, d'après son propre témoignage, plusieurs apparitions privées du Christ.

Au cours de sa dernière maladie, elle refuse tout soulagement et meurt le 17 octobre 1690 dans le monastère de la Visitation de Paray; Elle a 42 ans. Elle sera béatifiée en 1864 et canonisée en 1920.

Le 17 octobre 1714: naissance Denis Barberet:

Né à Chaudenay-le-Châtel (d'autres disent à Arnay-le-Duc), le 27 décembre 1714, docteur en médecine à Montpellier, « médecin du roi », Denis Barberet effectua d'abord un voyage en Italie puis, en 1743, exerça à Dijon, où il devint agrégé au collège de médecine de la ville et, le 15 janvier 1745, membre de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon. 

En 1749, il fut lauréat du Prix de l'Académie royale des belles-lettres, sciences et arts de Bordeaux avec une Dissertation sur le rapport qui se trouve entre les phénomènes du tonnerre et ceux de l'électricité, qu'il présenta ensuite à ses confrères dijonnais. Il s'intéressa aussi à la grêle et autres nuées.

Nous le retrouvons en 1756 dans les armées ; il fit la campagne de l'île de Minorque, séjourna en Allemagne, et fut premier médecin de l'armée de Bretagne. 

En 1760, il fut couronné par l'Académie de Besançon pour un mémoire sur la meilleure manière de cultiver la vigne et de faire le vin, puis en 1763 par celle de Lyon pour un autre sur le même sujet. C'est lui qui rédigea les Remarques sur la culture des vignes de Beaune et lieux circumvoisins de l'abbé Tainturier, en 1763, année où il reçut un accessit de l'Académie de Besançon pour une étude des symptômes des épizooties et où il fut nommé professeur de physique au Collège des Godrans de Dijon. Mais il démissionna peu après et partit pour Toulon où il fut nommé médecin de la Marine et créa un jardin botanique. 

Des biographies le disent à tort mort en 1780 : il est cité sur une liste d'émigrés en 1793 qui ont quitté Toulon pour l'Angleterre sur le Pompée le 18 décembre. Nous ne connaissons pas la date ni le lieu de son décès.

Le 17 octobre 2015: "les instits du centenaire" (Gueugnon):

Dans le prolongement de leur assemblée générale, les membres de l'Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole Normale d'Instituteurs de Mâcon, procédèrent à l'inauguration d'une exposition itinérante intitulée "Les Instits du centenaire", présentée par le Musée d'Ecole de Montceau-les-Mines, au Château d'Aux.

Ce fut l'occasion pour une foule nombreuse de découvrir le mémorial des 138 instituteurs de Saône-et-Loire morts pour la France.

Parmi eux, une quinzaine avait quelques attaches avec notre secteur de l'Arroux et du Morvan:

- Antoine André né à Paray et enseignant à Roussillon-en-Morvan, tué à 21 ans.

- François Bernard, né au Creusot, enseignait à Neuvy-grandchamp (23 ans)

- Claude Brelaud né à Saint-Yan, enseignait à Digoin (25 ans)

- Claude Brigaud né à Digoin, enseignait à Beaubery (24 ans)

- Eugène Bureau né à la Grande-Verrière, n'avait pas encore achevé ses études à l'Ecole Normale (20 ans)

- Valentin Chandioux né à Neuvy-Grandchamp, enseignait aux Guerreaux (31 ans)

- Marius Gaudillère né à Lucenay-l'Evêque, enseignait à Montceau (32 ans)

- François Gevaudan né à Digoin où il enseignait.

- René Girault né à Saint-Bérain-sous-Sanvignes, était encore normalien (20 ans)

- Jean-Marie Grand né à Cressy-sur-Somme, enseignait à Romanèche (29 ans)

- Emilien Lallement né à Saint-Agnan, enseignait à Chiddes (22 ans)

- Louis Laville né à Toulon-sur-Arroux, enseignait à Gueugnon (23 ans)

- Jean Lexis né à Paris, enseignait à Roussillon-en-Morvan (23 ans)

- Claude Pothier né à La Motte-Saint-Jean, était encore élève maître à Mâcon (19 ans)

- Joannès Vessigaud né à Fuissé, enseignait à Uxeau (23 ans).

A l'issue de cette visite, l'AAEENM présenta également son recueil "Maîtres et Maîtresses dans la tourmente - n'oublions jamais ! 1939-1945".