Un 17 juillet

17/07/2017

Ephéméride:

Le 17 juillet 1588, Pierre Saunier est nommé évêque d'Autun :

Pierre Saulnier est issu d'une noble famille de Charolles, d'où son surnom de "Charolois". Il est docteur en théologie, moine et prieur claustral de Charlieu. Aussi habile prédicateur que savant canoniste, il est nommé le 17 juillet 1588 évêque d'Autun par le roi de France Henri III. Il assista, en 1593 aux Etats généraux du royaume., à Paris.

Saulnier fait bâtir des couvents pour les capucins à Autun et à Beaune. Le roi le fait conseiller d'État en 1608. La même année il consacre l'église collégiale de Bourbon-Lancy. Il administra l'évêché de Lyon en 1591 et, en 1612, exerça le droit d'administrateur primatial.

Après sa mort (14 décembre 1612), le siège d'Autun vaqua huit ans et fut assuré, au nom de l'archevêque de Lyon par Nicolas Jeannin, doyen d'Autun

Le 17 juillet 1899, remise en route des fourneaux des forges de Gueugnon :

Depuis le 14 juin, la grève se poursuit aux forges de Gueugnon. Mais le directeur François Campionnet est inflexible. Malgré les diverses actions des ouvriers, défilés, tentatives d'occupation de l'usine, echauffourées, malgré la venue de députés, il refuse toute concession. Le 26 juin, la troupe est arrivée à Gueugnon. Les grévistes ont été licenciés.

Un mois s'est écoulé est l'argent commence à manquer dans les foyers. De plus Campionnet menace de déplacer son entreprise plus près de Paris. On assiste à un pourrissement de la grève. Après le 6 juillet, des réembauches ont lieu.

Le 17 juillet, 4 fours sont rallumés permettant à une partie de l'usine de reprendre son fonctionnement. De plus, des ouvriers d'autres régions sont embauchés, ainsi que des Italiens. Les ouvriers gueugnonnais sont amères et semblent avoir perdu le combat .......

Le 17 juillet 1944, décès de Pierre Thévenet.

Pierre Thévenet avait rejoint la Résistance au Bataillon du Charollais, pour échapper aux arrestations. Maréchal-ferrant à Montceau-Les-Mines, il côtoyait souvent la Résistance gueugnonnaise, il s'était réfugié avec sa famille chez ses beaux-parents à Rigny/Arroux (Famille Jury).

Souvent cité dans des actions audacieuses, c'est lui qui guida , les responsables départementaux du SAP (Section Atterrissages et Parachutages) lors du parachutage de Gueugnon, le 7 juin 1944. (voir notre article du 7 juin 2017)

Le 17 juillet 1944 au cours d'une mission, avec André Bregaud et deux autres résistants, il fait halte sur la route qui rejoint Palinges à Paray-le-Monial, le long du canal et de la Bourbince.

Là au lieu-dit Digoine, sur la commune de Palinges, près d'un café, il s'arrête, rentre avec ses camarades pour consulter une carte routière, afin de vérifier l'itinéraire de la mission.

C'est à ce moment que des Allemands arrivent. La voiture du Maquis contenait des éléments ne laissant aucun doute sur son appartenance aux FFI.

Les Allemands arrivent à la porte du café, les quatre résistants sautent par la fenêtre et se dirigent en direction de la rivière, des tirs sont échangés , Pierre Thevenet est mortellement touché , les trois autres plongent dans l'eau, André Bregaud est abattu au milieu de la rivière d'une balle dans la tête.

Les deux autres réussissent à se cacher dans les roseaux et à s'échapper.

La tenancière du café, Madame Berland se réfugie dans un placard . Les Allemands la découvrent; elle est mitraillée.

Son fils se cache derrière des fagots et est ainsi épargné.

Au départ des Allemands, les dépouilles sont emmenées au Château de Digoine , tout proche. Le corps de Pierre Thevenet est récupéré rapidement par la Résistance et inhumé à Marizy où stationnait son groupe.

Une stèle érigée à l'endroit du drame rappelle la mémoire des deux résistants et de Madame Berland.

Le 17 juillet 1953, naissance à Gueugnon de Michel Chaussin.

Michel Chaussin n'aura pas pu assouvir son rêve de porter et défendre les couleurs du FCG en compétition officielle, mais il compensera par une fidélité de tous les instants au soutien de l'équipe en prenant des fonctions au Club des supporters "Allez Gueugnon". Passionné, mais aussi visionnaire, il sera le pionnier des produits à l'effigie du Club, "marchandising" comme on dit de nos jours, .
Mémoire vivante de l'histoire du Club, Michel connait tous sur le FCG, à tel point qu'en 1980, il écrit un « livre d'or » du F.C.G.
de 1940 à 1980. Il participe à la construction du site « Glorieux FCG »