Un 16 juin

15/06/2017

Ephéméride.

Le 16 juin 1899: la grève se durcit aux forges de Gueugnon.

Depuis le 14 juin 1899, les ouvriers des Forges de Gueugnon sont en grève. L'usine est à l'arrêt et le directeur, Campionnet, rentré d'urgence de Paris, reçoit une délégation de grévistes qui lui présente un cahier de doléances. Le premier point en est la reconnaissance du syndicat qui vient de se constituer, suivi de demandes portant sur une augmentation générale des salaires de cinquante centimes, le versement de la paie à la quinzaine, une pause-repas d'une heure et demie (entre 11 heures et 12 heures 30), la consultation du médecin et des remèdes gratuits pour le personnel. Ils demandent aussi le renvoi du directeur Chaddefaut et des contremaitres Delorme et Naulin en raison de leur comportement tyrannique envers les salariés.

Le 16 juin, Campionnet refuse toutes leurs revendications.

Après l'arrivée de Braum, syndicaliste parisien, les grévistes feront une nouvelle tentative auprès de Campionnet. Mais ils essuient le même refus.

La grève va aller en se durcissant..

le 16 juin 1940, début de l'exode et arrivée des Allemands en Val d'Arroux et Morvan.

Le 16 juin 1940, de nombreuses familles s'enfuient. La seconde guerre mondiale voit l'occupant s'installer jusque dans les villages, ravivant la terreur dans tous les foyers. Des bruits couraient, racontant que les Allemands tuaient les enfants et massacraient tout sur leur passage. Autun était en feu. Les Allemands atteignaient Lucenay-l'Evêque, puis Reclesne.

Le 17, ils entraient à Gueugnon où là aussi, un vent de panique avait soufflé..

Les familles entières avec bébés et vieillards prennent la route au fil de l' Arroux, sans véritable point de chute. Elles laissaient tout derrière elles : ferme, bétail. Les routes voient alors défiler le triste exode des populations. C'est la débâcle. Tous avançaient sur deux colonnes. 

Beaucoup continuèrent leur route vers l'Allier mais beaucoup aussi, apprenant que finalement la colonne allemande était passée dans leur village firent demi-tour et rentrèrent chez eux. La vie reprit à peu près ses droits. Au rythme des patrouilles allemandes. 

A Gueugnon, des officiers allemands rencontrent le maire François Moine et réquisitionnent les lieux publics: foyer municipal, écoles, afin d'y installer les troupes qui vont arriver dans les jours suivants.