Un 15 mars

15/03/2017

Napoléon à Autun (1815)

Napoléon Bonaparte fit connaissance avec Autun pour la première fois le 1er janvier 1779. Il était alors agé de 9 ans et demi. Son père Charles l'avait conduit au collège en se rendant à Versailles où il devait représenter la Corse. Joseph Bonaparte (11 ans) entrait également au collège d'Autun;

Cependant, Napoléon ne séjourna pas très longtemps à Autun, puisque le 20 avril de la même année, il entrait au collège militaire de Brienne.

Par la suite, il revint à quelques reprises dans la capitale des Eduens:

* en mai 1798, il y passa en se rendant à Toulon-sur-Mer afin de superviser en personne les préparatifs de l'expédition en Egypte,

* le 10 janvier 1802, alors qu'il est Premier Consul, il fit halte à l'Auberge de la Poste (actuel Hôtel Saint-Louis) alors qu'il se rendait à Lyon.

* le 6 avril 1805, il y changea juste des chevaux alors qu'il est en route pour Milan, afin d'y coiffer la couronne de Roi d'Italie. Joséphine l'accompagnait.

* le 31 décembre 1807, il passe à nouveau à Autun.

Enfin, en 1815, ayant quitté l'Ile d'Elbe et ayant débarqué à Golfe Juan le 1er mars, Napoléon atteint Autun le 15 mars. La veille, il était à Chalon-sur-Saône. 

Le 13 mars, le maire d'Autun, Pignot, un octogénaire royaliste a convoqué la garde nationale et fait armer les royalistes. Le général Brayer leur fait rendre les armes avan que l'avant-garde impériale soit là, dans l'après-midi. Quand Napoléon arrive, il s'adresse au maire avant de le casser : « De quel droit, vous êtes vous permis de menacer les citoyens parce qu'ils portaient les couleurs nationales ? Je vous chasse". Et il ajoute : "Mon pouvoir est plus légitime que celui des Bourbons car je le tiens de ce peuple dont vous entendez les cris. » Il se rend à l'Hôtel de la Poste où la foule l'acclame et y passe la nuit.

Le lendemain, il prit le chemin d'Avallon en passant par Chissey-en-Morvan.

Le 20 mars, il était à Paris et débutait ainsi le période des Cents Jours.

Toujours à Autun, un 15 mars, mais en 1769, naissait Nicolas Serpillon, futur conseiller municipal d'Autun, puis sous-préfet de la ville et enfin député du 25 février 1824 au 5 novembre 1827.

Il siégea dans l'opposition.

Il est décédé le 27 mars à Autun.