Un 14 juin

14/06/2017

Ephéméride:

14 juin 1801 : Thomas Juste Poulard, nommé évêque de Saône-et-Loire.

Thomas-Juste Poullard , né à Dieppe, était un évêque constitutionnel. De Dieppe, il vint à Paris en 1772 et entra au Séminaire des XXXIII. Il fit le serment en 1791 et adjura.

De retour à Paris, après la Terreur, il reste attaché à l'église constitutionnelle et devient curé d'Aubervilliers vers 1794 et assista au Concile de 1797, comme député de la Haute-Marne.

Un peu avant la signature du Concordat, il est fait évêque d'Autun, par le citoyen Claude François Marie Primat, évêque métropolitain de Lyon.

Il alla à Chalon-sur-Saône et y tint un synode. Il fut confirmé par une sorte de nouvelle élection et fut sacré à Lyon le 14 juin 1801 comme évêque du département de Saône-et-Loire.

Il assista au Concile dit national de 1801, et donna sa démission en août 1801, lorsque celle-ci fut requise un mois après le Concordat et obtint en conséquence une pension qu'on accorda à tous les évêques constitutionnels.

14 juin 1763 : naissance du futur Général Claude Petit à Paray.

Claude Petit, né le 14 juin à Paray, fut un général français de la Révolution et de l'Empire.

Il entre en service le 22 septembre 1780, comme soldat au 17e régiment d'infanterie, en garnison en Martinique. Il passe caporal en 1784, sergent instructeur en 1785, et il est congédié le 12 septembre 1790.

Le 22 novembre 1790, il devient chef de légion dans son département, chargé aussi de l'instruction de la Garde nationale de sa commune. Le 22 août 1792, il est nommé chef de bataillon au 3e bataillon de volontaires de Saône-et-Loire, et il fait les campagnes de 1792 à l'an IV, à l'armée du Rhin.

En décembre 1793, il se trouve à la bataille de Wissembourg, au passage du Rhin et au combat d'Innstadt. Le 17 septembre 1796, son cheval est tué sous lui près de Kempten, et il est fait prisonnier par les autrichiens.

Après quinze mois de captivité, il rentre en France, et il embarque pour les îles du Levant. Il fait partie de la garnison de Corfou, et il se distingue à l'affaire de Butrinto les 9 et 10 octobre 1798, où il est blessé à la cuisse gauche par une balle. Le 22 octobre 1798, il est nommé chef de la 79° brigade d'infanterie.

Le 1er avril 1800, il commande le département du Rhône, et le 16 juillet 1801, il est nommé chef de brigade de la 37e demi-brigade d'infanterie de ligne à l'armée du Portugal.

Le 29 août 1803, il est promu général de brigade, et il est employé au camp de Bruges dans la 1re division du général Bisson. Il fait les campagnes de l'an XII et de l'An XIII, à l'armée des côtes de l'Océan, et il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803, et commandeur de l'ordre le 14 juin 1804. 

Le 29 août 1805, il commande la 1re brigade de la 3e division d'infanterie du 3e corps de la Grande Armée, et il est blessé le 14 octobre 1806, à la Bataille d'Auerstaedt.

Il est créé baron de l'Empire le 15 janvier 1809, et en avril 1809, il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Henri de Saxe

Il meurt le 3 juin 1809, à l'attaque de la tête de pont de Presbourg.

14 juin 1899, grève aux Forges de Gueugnon.

En 1846, Pierre-Joseph Campionnet racheta les forges en perdition avec quatre-vingt salariés pour leur donner un nouvel essor. Il traversa sans problèmes la Restauration, la IIème République, le Second Empire et les débuts de la IIIème République.

En 1878, Pierre-Joseph Campionnet passa la main à son fils François qui devint le seul gérant à la mort de son père en 1888. En 1890, hommage fut rendu au père Campionnet par la mise en place d'un buste à l'entrée des forges.

Mais ce fils lui succéda non seulement à la tête de l'entreprise, qui comptait maintenant huit-cents salariés, mais aussi à la Mairie de la ville, devenue une cité de quatre mille habitants.

Hélas, il ne vit pas arriver le mécontentement de ses ouvriers.

Le 14 juin 1899, les femmes de l'Etamerie se mettent en grève, suivies par les lamineurs et les aciéristes. L'usine est à l'arrêt et Campionnet, rentré d'urgence de Paris, reçoit une délégation de grévistes qui lui présente un cahier de doléances. Le premier point en est la reconnaissance du syndicat qui vient de se constituer, suivi de demandes portant sur une augmentation générale des salaires de cinquante centimes, le versement de la paie à la quinzaine, une pause-repas d'une heure et demie (entre 11 heures et 12 heures 30), la consultation du médecin et des remèdes gratuits pour le personnel. Ils demandent aussi le renvoi du directeur Chaddefaut et des contremaitres Delorme et Naulin en raison de leur comportement tyrannique envers les salariés.

Campionnet donnera sa réponse le 16 juin.

14 juin 1930, violents orages sur toute la région.