Un 13 septembre à Autun

13/09/2017

Naissance de Jules Miot (1809)

Fils de Claude Miot, apothicaire du roi, venu de Haute-Marne, Jules Miot est né à Autun le 13 septembre 1809.

Après ses études, il prend la succession de son père dans la pharmacie de Moulin-Engilbert, ville natale de sa mère (1832). Passionné de politique, le deviendra maire de cette ville (1848) puis député (1849).

Après le coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851, Jules Miot est déporté en Algérie. Gracié en 1860, il vit à Paris, et reprend des activités de pharmacien, rue de Rivoli. Il reprend aussi des activités d'opposant au Bonapartisme. Il fonde le journal "le Modéré" et aussi une société secrète. Ce qui lui vaut d'être arrêté et emprisonné durant 3 ans, pour complot.

A sa sortie de prison, il part à Londres où il adhère à l'Association Internationale des Travailleurs.

A la naissance de la IIIème République, le 4 septembre 1870, il rentre à Paris. Le 26 mars 1871, il est élu au conseil de la Commune (XIXème arrondissement) et fait partie de la commission de l'enseignement. C'est lui qui a l'idée du Comité de Salut Public en 1871.

Après la semaine Sanglante de mai 1871, il se réfugie à Genève, condamné à mort par contumace par le Conseil de Guerre.

Amnistié en 1880, il mène alors une existence discrète. Jules Miot décède le 9 mai 1883 à Saint-Maur-les-Fossés, alors appelée Adamville.