Un 11 novembre

11/11/2017

Ephéméride

Le 11 novembre 1796, naissance à Digoin d'Hyacinthe Maublanc de Chiseuil:

Fils de François Maublanc de Chiseuil, capitaine au régiment de dragons de Moulins et maire de Digoin, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, Hyacinthe Maublanc de Chiseuil rentra dans l'armée en 1814 sous la Restauration, comme officier de chevau-légers, puis passa dans les chasseurs et dans la garde royale. Légitimiste, il démissionna à la révolution de Juillet.

Maire de Paray-le-Monial de 1840 à 1868 et conseiller général de Saône-et-Loire pour le canton de Digoin de 1842 à 1848 et pour le canton de Paray-le-Monial de 1848 à 1870, il fut élu, le 1er juin 1863, député au Corps législatif par la 3e circonscription de Saône-et-Loire, avec 16,322 voix sur 20,796 votants, 

Il épousa Ernestine Gouvilliers de Tremolles, fille d'Antoine Gouvilliers de Tremolles, maire de Viry, et de Pauline Boësnier de Clairvaux.

Hyacinthe de Chizeuil peut être considéré, avec l'architecte Eugène Millet, comme le véritable sauveteur de la basilique de Paray-le-Monial. Après la période révolutionnaire l'église était en très mauvais état et elle nécessitait d'importants travaux de réparations. Quelques-uns furent engagés (par exemple une nouvelle toiture en forme de bulbe fut posée en 1810) mais très insuffisants pour assurer la pérennité de l'édifice. 

Lorsqu'il est élu maire, Hyacinthe de Chizeuil fait confectionner une série de plans et transmet un dossier à Paris, le 9 octobre 1841, en demandant des subventions et le classement de l'église. C'est le début d'une longue action qui dura 26 ans. Il demanda, qu'un architecte spécialisé soit nommé. Ce qu'il l'obtient le 11 janvier 1850 : la commission des monuments historiques désigne M. Millet. Au cours des décennies suivantes les travaux furent effectués...

Le 11 novembre 1891, décès de Bernard Lhomme de Mercey:

Le sculpteur Guy-Bernard Lhomme de Mercey (1820-1891), originaire d'Autun, fut une personnalité de la vie intellectuelle autunoise et prit place dans le cercle restreint des statuaires parisiens à l'horizon des années 1850.
D'abord élève de David d'Angers, il fut surtout celui de François Rude, dont il appliqua la méthode et les leçons anti-académiques. 

Ses incontestables dons de sculpteur, son style puissant et original permettent de le classer parmi les très bons élèves, voire les disciples, de ce maître. 

De son vivant, Lhomme de Mercey ne reçut pas une reconnaissance officielle pleine et entière, encore moins celle de la postérité. Pourtant, son œuvre est en grande partie conservée à Autun.