Paray-le-Monial - Trésors de ferveur

17/11/2017

Exposition prolongée jusquau 31 décembre: Reliquaires en papier roulé, des trésors de ferveur (musée Hieron)

Suite à la très bonne fréquentation de l'exposition « Reliquaires en papier roulé, des trésors de ferveur » avec Thierry Pinette président de l'association Trésors de Ferveur et commissaire de l'exposition, le musée à décidé de prolonger jusqu'au 31 décembre. 

Au musée Hieron, chaque jour de10 H. 30 à 12 . 25 et de  14 H. à 18 H., Visites guidée les 23 novembre et 28 décembre à 14H ainsi que le 21 novembre à 10 H. et 14 H.

 Insatiable dénicheur de reliquaires en papier roulé, de crèches anciennes et de cellules de nonnes, la collection de Thierry Pinette est certainement l'une des plus importantes de France voir d'Europe. Chaque année , il en expose au musée Hiéron de Paray-le-Monial . Le goût pour ces objets, nés de la patience et de la dextérité des religieuses, bien souvent des Carmélites, n'a pas échappé à la sagacité de ce collectionneur qui en a en outre une connaissance encyclopédique et n'hésite pas à prêter et exposer régulièrement certains de ces ensembles.

Mais que sont ces "trésors de ferveur" ou papiers roulés ? Ils peuvent aussi avoir été nommés enroulis, papiloches ou papillotage.
C'est au Moyen Age que les papiers roulés se sont développés principalement dans l'art religieux. Le but était d'imiter les décorations en filigrane d'or et d'argent, bien trop chères pour certaines paroisses.
A cette époque, les ouvrages en papiers roulés étaient réalisés par les religieuses : Carmélites, Ursulines et Visitandines principalement.
Travaux de patience, de méditation, de foi et de solitude, ils sont les témoins d'une vie de recueillement durant laquelle les objets de piété jouaient un rôle particulier.
A partir de minces bandes de papier qu'elles coloraient, doraient sur la tranche et qu'elles enroulaient, frisaient, entortillaient et plissaient, les religieuses inventèrent tout un langage de fleurs, de fruits, d'épis, de grappes, de couronnes et de bouquets, d'arabesques, de colonnades, de volutes, en y mêlant parfois des pierres semi-précieuses, des perles, des coquillages, quelques fils d'or et d'argent, obtenant ainsi de petits retables. Toutes ces compositions étaient placées sous verre et encadrées.
Les religieuses imitaient ainsi la ferronnerie ou l'orfèvrerie, la dentelle et la broderie.

Objet de dévotion, le fond est tendu de soie ou d'un beau papier et l'élément central est un fragment d'os de saint, parfois réduit en poudre et inclus dans une pâte de relique, une image pieuse ou une petite statuette à l'effigie du saint ou un morceau d'étoffe.
Ces tableaux en papiers roulés pouvaient être accrochés au mur ou disposés sur un autel, dans de petits oratoires privés mais aussi bien sûr, dans les monastères et les couvents.
Ce type de tableau reliquaire s'est beaucoup développé vers le milieu du XVIIème siècle.
Aux XVIIIème et XIXème siècles, leur taille devient bien plus modeste.
Afin de les emporter avec soi lors de voyages sans les endommager, ces reliquaires reçoivent couvercles, étuis et écrins.
La révolution française a engendré la destruction de nombreuses reliques .

L'exposition se ouverte en juillet tous les jours, de 10 H. 30 à 12 H. 30 et de 14 H. a 18 H. Thierry Pinette sera présent les jeudis et dimanches