Neuvy-Grandchamp.

30/08/2017

Rue de l'Hôtel-de-Ville.

Sur le cliché, un peu taché trouvé à la brocante d'Uxeau samedi dernier, on découvre la rue de l'hôtel-de-ville, avec le café-épicerie Degueurce.

Plus loin, en parcourant cette rue, dans les années 1940, on passait devant l'atelier de M. Forat, le bourrelier, et ensuite devant la mairie et l'école des filles (voir la photo suivante, prise à contre-sens de celle du haut)

La mairie ayant changé de lieu pour venir s'installer sur la place du champ de foire, cette rue fut rebaptisée, rue de Saint-Agnan.

Notons encore la construction d'un lotissement, au fond de la rue, l'agrandissement d'une maison et la disparition du gras mur sur la droite. Et puis l'arrivée des trottoirs !

Aujourd'hui, il n'y a plus de commerces dans ce secteur de la rue, mais il faut se rappeler que Neuvy encore comptait plus de 1100 habitants avant la Seconde Guerre Mondiale pour environ 750 aujourd'hui.

 En 1865, Neuvy-Grandchamp compte plus de 1300 habitants pour atteindre 1500 habitants en 1886. 

Situées à proximité d'un château, les forges de Beauchamp fournissaient des emplois dès la fin du XVIème siècle. Succédant à un complexe de fourneaux médiévaux, les forges produisaient un peu de fer à usage local ou exporté par la Loire. 

Cité prospère, Neuvy fut l'un des établissements les plus compétitifs de la région. 

L'usine cessa définitivement ses activités en 1834. A la même époque, la houillère de Grandchamp entra en exploitation avec la famille Ramus. Cette mine riche de 7 puits, dont 4 en activité, avait un chemin de fer, des logements d'ouvriers et une école. 

Prospère vers 1850, elle ferma ses portes en 1878 par manque de rentabilité. La houillère rouvrit pendant les deux guerres mondiales. Elle servit de refuge aux réfractaires du S.T.O.. L'exploitation fut définitivement arrêtée en 1948. 

On peut en voir les ruines au lieu-dit «La Mine». Après cette période industrielle, Neuvy redevint un village essentiellement agricole.