Un 22 décembre à Autun

22/12/2017

Naissance d'Albert Montmerot (1902)

Albert Montmerot est né à Autun, 22 rue de l'Arbalète, le 22 décembre 1902. Etrangement, aussi bien sur son acte de naissance que sur son livret militaire, il est inscrit sous le nom de Marien Albert Lazare Mommerot. On pourrait croire à une erreur de l'officier d'état civil, mais son frère né quelques années après lui est lui aussi inscrit sous le patronyme de Mommerot.

Fils du menuisier Emile Marie Mommerot et de Mélanie Kervalot, elle-même issue d'une famille de sculpteurs réputés, il était destiné à une carrière artistique. Brillant élève du Collège Bonaparte lorsque la Première Guerre Mondiale éclate, il délaisse les études et se tourne vers la peinture, conseillé par de nombreux amis et mentors comme Marcel Pèpe, Louis Nigaud et surtout Louis Charlot.

En 1922, il reprend l'atelier de Marcel Pèpe à l'Hôtel de Ville. Il séjourne à Chissey et Voutenay-sur-Cure où il s'imprègne de ce Morvan qui le passionne.

Dès 1921, il expose au Salon des Indépendants à Paris, puis il enchînera avec le Salon d'Automne. La consécration arrivera en 1930, avec le salon de Buenos-Aires et un exposition de 26 de ses oeuvres dans une galerie parisienne.

Mais en 1932, il se retire définitivement à Autun. Il n'exposera plus qu'en Bourgogne. Il peindra des nus, des portraits d'amis et des paysages de son Morvan. Il se lancera dans une vie dissolue, payant les cafetiers et restaurateurs, ainsi que la maison de tolérance avec ses toiles. Sans doute, de nombreuses oeuvres ont ainsi disparu.

La Seconde Guerre Mondiale avec ses restrictions ajoutées à sa vie de bohème affaiblissent sa santé déjà chancelante. Le 15 juin 1942, Albert Montmerot décède au sanatorium de Mador, près de Couches, terrassé par la tuberculose.

Le Musée Rolin d'Autun, possède 10 huiles sur toile:

Portrait de la mère de l'artiste (1923), Autoportrait (1924), Vue sur la campagne autunoise (1926), Portrait de Berthe Rolland (1929), Paysage des bords d'Arroux (1931), Autun sous la neige (1935), Portrait de Charles Gaunet  (1939, Jeune accordéoniste, Portrait de Coco (son frère) et Portrait d'Emile Montmérot (son père)

Le Musée des Ursuline à Mâcon possède "La pause des débardeurs" (1939.