Au bon vieux temps...

25/11/2017

Au bon vieux temps des Catherinettes:

Au temps anciens, comme une date de péremption, les jeunes femmes qui dépassaient le quart de siècle sans se retrouver au bras d'un mari, ne pouvaient plus passer pour "désirables" auprès de la gent masculine.

Le 25 novembre, jour de la Sainte Catherine, était un jour de prière pour elles, afin que la sainte leur permit de trouver l'âme soeur.

Pourquoi à la Sainte Catherine ?

le calendrier de l'époque commémorait, depuis le Xème siècle, le martyre de Catherine d'Alexandrie, fille du roi Costus.

Celle-ci, qu'on décrivait savante, d'une culture hors norme et pleine de sagesse, aurait été décapitée après avoir été longuement suppliciée par l'empereur Maxence, car elle se refusait aux avances de celui-ci. La jeune femme arguait de n'avoir qu'un seul époux, le Christ Jésus.

Elle symbolisa donc la virginité, l'espoir et la sagesse.

Aujourd'hui encore, on célèbre les Catherinettes, jeunes filles à marier ayant atteint l'âge de 25 ans. Il n'y a pas si lontain, des ateliers entiers s'accordaient quelques heures de pause pour fêter dignement leurs catherinettes qu'on affublait d'un chapeau jaune et vert (les couleurs de Sainte Catherine).

Mais la tradition se perd peu à peu, la vie actuelle faisant que le célibat à cet âge n'a rien d'angoissant ! C'est surtout dans le monde de la couture que la tradition perdure.

Quant à la tradition du chapeau des catherinettes, en voici l'origine:

autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d'une coiffe qui était renouvelée chaque année. Cette opération était le privilège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans et encore célibataires. Ainsi l'expression « elle va coiffer sainte Catherine » signifiait que la jeune femme en question n'avait toujours pas trouvé de mari.

Et puis, il y a aussi ce dicton qui affirme: "à la Sainte-Catherine, tout arbre prend racine". C'est donc selon la tradition le moment idéal pour planter arbres et arbustes.

En 1969, face au doute concernant la réalité même de l'existence de Sainte Catherine d'Alexandrie, son nom fut ôté du calendrier et remplacé par celui de Catherine Labouré, en religion sœur Catherine de la Charité, née le 2 mai 1806 à Fain-lès-Moutiers et décédée le 31 décembre 1876 à Paris, Fille de la Charité, elle disait avoir vu des apparitions de la Vierge Marie en la chapelle de son couvent de la rue du Bac à Paris. Cet événement est à l'origine de la diffusion de la « Médaille miraculeuse »,